12/03/2018

Foujita peintre dans les années folles , une exposition pépite à découvrir du 7 mars au 15 juillet 2018, au Musée Maillol à Paris.Cette exposition consacrée à l’artiste japonais, naturalisé français, Léonard Tsuguharu Foujita présente plus d’une centaine d’oeuvres majeures, issues de collections publiques et privées, elles retracent le caractère exceptionnel des années folles de Foujita à Montparnasse, entouré de ses amis Modigliani, Zadkine, Soutine, Indenbaum, Kisling ou Pascin. L’exposition se concentre sur la première période parisienne de l’artiste, très productif entre 1913 et 1931.


Dans les années 1920, artistes ou non, les habitués du boulevard du Montparnasse sont gagnés depuis 1918 par une euphorie sans précédent.Le dollar fort des nombreux américains de Paris a relancé le marché de l'art qui ne demandait qu'à repartir. L'art est partout, les galeries se multiplient et les cafés en font office. L'amitié des Montparnos est sincère, elle est visible aux terrasses du carrefour Vavin.Les années folles le sont pour Fujita en particulier, studieuses et aussi débridées. S'ils sont à la fois roi et reine de la fête et des terrasses, à Paris et à Deauville, Foujita et Youki sont unis au quotidien dans un processus de création artistique commun : Youki pose, Youki inspire, Foujita travaille.

Ceux que l'on nomme les Montparnos , electrons libres de la nuit, sont aussi dadaïstes, surréalistes, cubistes, orphisme, ou de l'école de Paris comme Fujita." Le monde entier guette les faits et geste des Montparnos: l'excentricité voulue et cultivée de Foujita le situe au premier rang.Les actualités , les galeries, les collectionneurs et les éditeurs, ainsi que les hommes politiques se l'arrachent, ses expositions se multiplient aussi bien à Paris qu'en Europe et au Japon.La personnalité paroxystique des grands mondains milliardaires en visite à Montparnasse contribue à la gloire de Fujita : ses oeuvres ornent les intérieurs les plus selects du monde.
Sans doute Montparnasse est une Babel de la peinture," s'interrogent les critiques.Les nuits parisiennes de Montparnasse de folie succèdent à seize heures d'intense travail d'atelier. L'un ne va pas sans l'autre chez un artiste à l'énergie aussi débordante que Foujita.

Ce jeu de miroir existentiel popularise le beau visage de Foujita, ses poses félines ou frontales. Regarder regardé, interrogateur interrogé, la mise en abîme renseigne sur son pouvoir à rendre visible l'invisible, à révéler sa structure en explicitant ainsi ses propres coulisses.
Un bon conseil : réservations conseillées ici informations musée maillol









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