15/03/2018

Jusqu'au Printemps les lignes de vie de Sheila Hicks investissent le centre Pompidou à travers un rétrospective de plus de 80 oeuvres pour découvrir une incroyable explosion de déclinaisons de couleurs et de matières textiles .Ce parcours nous entraîne dans un voyage autour du monde ! Un résultat époustouflant de gaietés et de couleurs pour tous publics

Il n'y a pas de Chronologie, juste des sensations visuelles qui charment le visiteur libérant ainsi l'imagination en un déluge de couleurs et de formes ....les lumières font évoluer les oeuvres à travers ce tout du monde des tissus et des couleurs . Il faut prendre le temps de s'imprégner du lieu et des majestueuses pièces pour profiter de l'atmosphère du lieu, les couleurs évoluent au gré de la lumière et dégagent une bienveillance inattendue et régénératrice . On ressort de cette exposition comme d'un petit lieu dont on a le secret , suivez ces lignes de vie qui ne tiennent qu'à un fil !



L'artiste propose plus d'une centaine de petits canevas que l'artiste a brodé sur de petits canevas appelés minimes qu'elle réalise sur un métier à tisser portatif depuis 1956. Leurs formes et leurs couleurs évoquent des paysages ou des personnes ou des situations .






Ses cahiers colorés racontent les découvertes de ses nombreux voyages à l'aide de collages et de fils rapportés de ses visites où elle y décrit les techniques ....


Lors de ma visite l'artiste présente faisait une visite privée pour quelques personnes actuellement âgée de 84 ans elle habite à Paris depuis plus de 50 ans ...Elle travaille à Paris depuis 1964 . C'est une immersion sensorielle et passionnante dans l'art du textile, un univers plutôt méconnu entre textile et tapisserie , un mélange réussit de la part de la mise en scène  et le textile devient alors une peinture ou une sculpture entousiasmante  . Cette exposition est vraiment colorée et unique. Je la recommande à tous.



















Elle joue avec la laine , le coton et la soie , les pliant, les tressant , les empilant, s'inspirant aussi bien  du modernisme que des motifs extra occidentaux.Se tenant à l'écart des modes et des tendances elle suit le chemin singulier et laisse ses oeuvres " ouvertes" pouvant ainsi les modifier à chaque nouvelle exposition pour les adapter aux nouveaux espaces.


Ouverte cette rétrospective l'est aussi sur la ville , l'artiste ayant choisi de laisser dégagées les grandes baies vitrées de la galerie donnant sur la rue ...




La même semaine en visitant le musée d'art moderne de la ville de Paris je découvre que Sheila Hicks est également à l'honneur grâce à une commande pour le hall d'entrée du musée




Il est nécessaire de voir cette rétrospective au Centre Pompidou visible jusqu'au 30 avril Exposition Sheila Hicks vous ne serez pas déçus de voir ces lignes de vie . Du mercredi au lundi de 11H à 21H.






12/03/2018

Foujita peintre dans les années folles , une exposition pépite à découvrir du 7 mars au 15 juillet 2018, au Musée Maillol à Paris.Cette exposition consacrée à l’artiste japonais, naturalisé français, Léonard Tsuguharu Foujita présente plus d’une centaine d’oeuvres majeures, issues de collections publiques et privées, elles retracent le caractère exceptionnel des années folles de Foujita à Montparnasse, entouré de ses amis Modigliani, Zadkine, Soutine, Indenbaum, Kisling ou Pascin. L’exposition se concentre sur la première période parisienne de l’artiste, très productif entre 1913 et 1931.


Dans les années 1920, artistes ou non, les habitués du boulevard du Montparnasse sont gagnés depuis 1918 par une euphorie sans précédent.Le dollar fort des nombreux américains de Paris a relancé le marché de l'art qui ne demandait qu'à repartir. L'art est partout, les galeries se multiplient et les cafés en font office. L'amitié des Montparnos est sincère, elle est visible aux terrasses du carrefour Vavin.Les années folles le sont pour Fujita en particulier, studieuses et aussi débridées. S'ils sont à la fois roi et reine de la fête et des terrasses, à Paris et à Deauville, Foujita et Youki sont unis au quotidien dans un processus de création artistique commun : Youki pose, Youki inspire, Foujita travaille.

Ceux que l'on nomme les Montparnos , electrons libres de la nuit, sont aussi dadaïstes, surréalistes, cubistes, orphisme, ou de l'école de Paris comme Fujita." Le monde entier guette les faits et geste des Montparnos: l'excentricité voulue et cultivée de Foujita le situe au premier rang.Les actualités , les galeries, les collectionneurs et les éditeurs, ainsi que les hommes politiques se l'arrachent, ses expositions se multiplient aussi bien à Paris qu'en Europe et au Japon.La personnalité paroxystique des grands mondains milliardaires en visite à Montparnasse contribue à la gloire de Fujita : ses oeuvres ornent les intérieurs les plus selects du monde.
Sans doute Montparnasse est une Babel de la peinture," s'interrogent les critiques.Les nuits parisiennes de Montparnasse de folie succèdent à seize heures d'intense travail d'atelier. L'un ne va pas sans l'autre chez un artiste à l'énergie aussi débordante que Foujita.

Ce jeu de miroir existentiel popularise le beau visage de Foujita, ses poses félines ou frontales. Regarder regardé, interrogateur interrogé, la mise en abîme renseigne sur son pouvoir à rendre visible l'invisible, à révéler sa structure en explicitant ainsi ses propres coulisses.
Un bon conseil : réservations conseillées ici informations musée maillol