10/03/2017

L’exposition "21 rue La Boétie" mêle art et histoire et elle retrace le parcours singulier de Paul Rosenberg (1881-1959), qui fut l’un des plus grands marchands d'Art de la première moitié du XX e siècle.Grand- père de la journaliste Anne Sinclair auteur du livre éponyme " 21 rue de la Boétie" paru aux éditions Grasset donnant le nom à cette belle et riche exposition. On y apprend la vie de ce grand Marchand d’art passionné, homme d’affaires avisé et amateur éclairé; il fut l’ami et l’agent des plus grands artistes de son temps, qui allaient devenir des maîtres incontestés de l’art moderne. La galerie mythique de Paul Rosenberg a servi de pivot à la peinture moderne en France, et plus largement en Europe et aux Etats-Unis.Cette exposition est extrêmement intéressante mêlant histoire et art, histoire sociale et politique, elle met en lumière un moment crucial de notre histoire collective dont Paul Rosenberg a été témoin emblématique , à la fois acteur et victime . Une fascinante exposition à voir donc si possible avec vos enfants

Anne Sinclair  à l'âge de quatre ans, petite fille de Paul Rosenberg représentée par Marie Laurencin en 1952 Collection particulière © Fondation Foujita / ADAGP, Paris, 2016

Cette interview de la journaliste pendant la venue de l'exposition à Liège retrace le parcours et les origines de cette organisation d'exposition.....
Henri Matisse, La leçon de piano, 1923, Collection particulière. © Succession H. Matisse
L’exposition "21 rue La Boétie" retrace le parcours singulier de Paul Rosenberg (1881-1959), qui fut l’un des plus grands marchands d’art de la première moitié du XXe siècle. Elle rassemble une soixantaine de chefs-d’œuvre de l’art moderne (Pablo Picasso, Fernand Léger, Georges Braque, Henri Matisse, Marie Laurencin...), pour certains inédits en France et provenant de collections publiques majeures telles le Centre Pompidou, le Musée d’Orsay, le Musée Picasso à Paris, ou encore le Deutsches Historisches Museum de Berlin, ou d’importantes collections particulières comme celle de David Nahmad. De nombreuses œuvres sont directement liées au marchand, pour avoir transité par ses galeries, à Paris ou à New York, alors que d’autres renvoient au contexte historique et artistique de l’époque.
Cette exposition est passée par Liège avant d'arriver à Paris et un petit film ci-dessous retrace la richesse des oeuvres présentées...
Cette exposition bénéficie du soutien actif de la petite-fille de Paul Rosenberg, Anne Sinclair, auteur du livre éponyme "21 rue La Boétie" (paru aux Editions Grasset & Fasquelle, 2012).

La carrière de Paul Rosenberg permet d’appréhender sous un prisme nouveau le double tournant, dans l’histoire de l’art, que représentent l’émergence de l’art moderne, puis, dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale, le déplacement du centre mondial de l’histoire de l’art de Paris vers New York, en pleine crise de la Seconde Guerre mondiale. 
Paul Rosenberg tableau Renoir et Somerset Maugham (c) Archives Paul Rosenberg & Co, New York

Mêlant histoire de l’art, histoire sociale et politique, l’exposition met en lumière un moment crucial du XXe siècle, dont Paul Rosenberg a été un témoin emblématique, à la fois acteur et victime.
Vue de l’escalier au 21, rue La Boétie, années 30 © Archives Paul Rosenberg & Co, New York

Paul Rosenberg, 21 rue de la Boétie, l'exposition au Musée Maillol
Du 2 mars au 23 juillet 2017 
Lieu : Musée Maillol
Horaires : 10h30-18h30 tous les jours, nocturne vendredis jusqu'à 21h30
Tarifs : 13€, 11€tarif réduit


06/03/2017

Recevoir à Paris,au musée du Quai Branly, un portrait intimiste du Musée des Confluences de Lyon permet une exposition présentée au sein de l’atelier Martine Aublet jusqu’au 21 mai 2017. Cette présentation UNE FENÊTRE SUR LES CONFLUENCES illustre à travers quelques pièces iconiques ou étonnantes, la richesse et la poésie des liens tissés par le monde des hommes avec la nature.



Au confluent du Rhône et de la Saône, l’architecture du musée des Confluences naît de la rencontre d’un Cristal de verre et d’un Nuage d’inox, à l’image de la convergence des deux cours d’eau. Conçu par Coop Himmelb1 au, le musée est l’unique réalisation française de cette agence autrichienne, connue dans le monde entier pour son architecture de l’école déconstructiviste. Depuis l’intérieur jusqu’au toit, l’architecture du musée dialogue avec la ville et le confluent par des jeux surprenants de transparence et d’ouvertures, offrant au visiteur une véritable expérience de visite. Le musée des Confluences aborde de grandes questions universelles : l’origine et le devenir de l’humanité, la diversité des cultures et des sociétés mais aussi la place de l’humain au sein du vivant. Soit un parcours permanent de 4 expositions dont la démarche inédite est de proposer au visiteur une approche interdisciplinaire. Décloisonnées, les sciences sont mises en dialogue et font émerger de nouvelles clés pour comprendre et dénouer la complexité des cultures.

Dans un premier temps l’exposition Une fenêtre sur Confluences aborde l’histoire du musée à travers quelques personnages clés, dont l’apport de collections ou l’approche muséale sont fondamentaux.
Cette Exposition du 07/03/17 au 21/05/17 dans l'espace de l'Atelier Martine Aublet est véritablement UNE FENÊTRE SUR LES CONFLUENCES dans un espace modulable sur le Plateau des collections du MUSÉE du QUAI BRANLY .Hélène Lafont-Couturier, sa directrice présente une exposition y dessine un portrait intimiste du musée des Confluences, ouvert à Lyon en décembre 2014.
« Les collections qu’il conserve, constituées depuis le 17e siècle, remontent les âges et sillonnent les géographies de notre planète. Depuis les premières ères géologiques et climatiques à travers le minéral et le vivant et jusqu’aux liens complexes de l’homme avec la nature, c’est une fissure dans le temps qui s’ouvre à nous. Il s’en échappe des fossiles et des scarabées, des plumes et des papillons, des outils et des parures.
La sélection de ces objets et vestiges et leur mise en dialogues témoigne de ces moments où l’homme s’est inséré dans son environnement. Il en a tiré des croyances, des mythes et des symboles multiples. Il a imaginé des récits de création, façonné les moyens de sa vie et de sa survie, redouté l’au-delà. Et tenté de dominer l’inconnu par la recherche du beau. »
L'authenticité mystérieuse de la "statuette fétiche granit"

C’est l’histoire d’une statuette entrée au musée en 1934 qui suscite aujourd’hui beaucoup de questions sur son authenticité. Son origine interpelle, modifiée au cours des années, elle provient tantôt des Îles Marquises tantôt des Antilles pour s’avérer être façonnée dans une pierre qui ne peut provenir des Îles Marquises. Toutes ces questions interpellent. Le musée a-t-il été victime d’une supercherie ?

Atelier Martine Aublet Plateau des collections 
  •  A voir du mardi 07 mars 2017 au dimanche 21 mai 2017
  • Fermeture le lundi
    mardi, mercredi, dimanche : 11h00-19h00
    jeudi, vendredi, samedi : 11h00-21h00
  • Accessibilité : 
    • Handicap moteur
  • Public :   Tous publics

  • Plein tarif :  10,00 €
    Tarif réduit : 7,00 €
    Billet jumelé
    Plein tarif :  12,00 €
    Tarif réduit :  9,00 €
    Tarif réduit :  7,00 €




03/03/2017

Le Mémorial de la Shoah, à Paris,présente un rare inventaire de la relation entre la bande dessinée et la Shoah ( Holocaust et Comics ) riche de plus de 200 planches.Un évènement sans précédent à voir gratuitement, pour aller au-delà de notre connaissance du sujet avec des bandes dessinées mondialement lues et connues comme celle de Maus, d'Art Spiegelman, oeuvre la plus connue de nos jours sur ce thème .

Lueur d’espoir dans la sombre histoire de la Shoah, le Mur des Justes, érigé dans l’Allée des Justes qui jouxte le Mémorial de la Shoah, porte les noms des hommes et femmes qui, au péril de leur vie, ont contribué au sauvetage des Juifs de France pendant la Seconde Guerre mondiale.

Situé à proximité du Mur des Nomsle Mur des Justes détaille les noms et prénoms des Justes ainsi que le lieu où ils ont œuvré. Neuf plaques vierges ont été prévues afin d’accueillir les noms des personnes qui seront ajoutés


Le musée consacré à l'histoire juive durant la Seconde Guerre mondiale s'interroge sur les tenants et les aboutissants de cet art populaire qui s'est emparé du sujet dès l'année 1942, jusqu'à aujourd'hui. Une visite de ce lieu de mémoire passionnante et enrichissante pour tous et utile face à notre actualité afin que le pire ne recommence jamais.


UNE RELATION CHAOTIQUE ET DIFFICILE
Pour des raisons parfois étranges, la Shoah va rester longtemps, dans la bande dessinée et ailleurs, un tabou. Les supers-héros tournent autour des camps d'extermination, y entrent parfois, mais ne les libèrent jamais. La question n'occupe pas davantage les créateurs européens ou japonais avant la fin des années 1970.Mais à la fin de cette période non seulement des personnages juifs vont apparaître dans la bande dessinée, mais ils témoigneront de leur expérience du génocide .
Art Spiegelman, Maus.La bande dessinée la plus connue abordant l'histoire des camps d'extermination par un témoignage en transposant les personnages avec des souris dessinées pour atténuer les effets des images choquantes .
La bête est morte, Edmond -François Calvo, dessins , Victor Dancette et Jacques Zimmermann ( scénario) Gallimard , novembre 1944, recueil original comprenant les 77 dessins de l'album.Cet album paraît quelques mois seulement après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il entreprend de raconter la guerre en la transposant chez les animaux, les Allemands sont des loups, les français des lapins, les Belges des lionceaux, les Anglais des dogues, les Américains des bisons et les Russes des ours.Les évènements racontés sont suffisament précis pour ne laisser aucun doutes au jeune lecteur: ce sont les atrocités que viennent de subir ses parents dont on parle.
La SHOAH DES ENFANTS 
La Bande dessinée s'est logiquement emparée de l'impératif du devoir de mémoire. Des albums ont été spécialement conçus pour exercer l'intelligence des plus jeunes, le plus souvent à travers des récits centrés plus précisément sur le destin des enfantsvictimes par excellence la Shoah. Des histoires d'enfants victimes cachés, des récits de vie fictions comme autobiographiques ont ainsi vu le jour. 

EN 2012 ,La deuxième génération Michel KICHKA, ose se confronter au Maus de Spiegelman en livrant à son tour le témoignage d'un enfant de survivant .



Deuxième Génération n'est pas un règlement de comptes avec l'Histoire. C'est un récit autobiographique à travers lequel Michel Kichka retrace les instantanés décisifs d'une enfance, d'une jeunesse et d'une vie passées dans l'ombre de la Shoah, du plat pays à la terre promise, entre cauchemars, souvenirs drôles, moments joyeux et actes de délivrance.
Célèbre auteur israëlien et caricaturiste majeur, Kichka n'est pas seulement un fervent partisan de la paix au Proche-Orient, il est aussi le fils d'un homme qui fut l'unique survivant de sa famille après la guerre. À 20 ans, son père est revenu dans sa Belgique natale. Il y eut deux filles et deux garçons. Et un vécu si pesant que ses enfants n'ont eu de cesse de vouloir s'en émanciper, chacun à sa façon. Un ton unique et touchant, une histoire intime et poignante. Deuxième génération est un roman graphique qui tient à la fois du récit et du documentaire historique, une bande dessinée splendide et déroutante.Cette bande dessinée autobiographique raconte l'enfance de l'auteur et la vie auprès de son père, seul survivant d'Auschwitz de sa famille. Michel Kichka explique avec humour et émotion le "syndrome de la deuxième génération", ce mal qui touche les enfants des survivants, écrasés par le poids du passé de leur(s) parent(s).
Nous n’irons pas voir Auschwitz est le premier roman graphique de Jérémie Dres qui date de 2011. 
À la recherche de leurs origines, l’auteur et son frère partent en Pologne sur les traces de leur grand-mère décédée. Cette quête familiale leur permettra de rencontrer la communauté juive polonaise d’aujourd’hui et de mesurer son renouveau. A travers une multitude de rencontres, avec la jeune génération d’artistes polonais à Varsovie, avec un rabbin progressiste américain ou encore avec l’historien Jean-Yves Potel, c’est une image moderne et contrastée de la nouvelle communauté juive de Pologne qui émerge de ce récit intimiste.
Au-delà d’un simple travail de mémoire, ce que les deux frères vont découvrir va profondément enrichir leur identité, faire la lumière sur les relations judéo-polonaises et interroger les préjugés, notamment d’antisémitisme, qui ont pu leur être transmis durant leur enfance. De Paris à Varsovie, entre recherche identitaire et enquête documentaire, Jérémie Dres dresse avec un ton plein de justesse et de drôlerie un portrait de la communauté juive de Pologne. Par son aspect documentaire, ce roman graphique original aborde avec une perspective inédite, toute en finesse, des problématiques peu traitées par la bande dessinée contemporaine : le rapport à l’avenir de la communauté juive de Pologne, à travers ses aspirations et ses contradictions.
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La Spoliation des biens juifs fut lancée par les Allemands en zone Nord dès le début de l'Occupation,assumée par Vichy et étendue par l'Etat Français à l'ensemble territoire national à partir de juillet 1941.Les auteurs de bande dessinée se sont penchés sur cet aspect peu connu de la Shoah.


"La propriété" de Rutu Modan , éditions actes sud.

 “Avec la famille, vous n'êtes pas obligé de dire l'entière vérité et ce n'est pas considéré comme un mensonge."
Après la Mort de son fils, Régina Segal emmène sa petite fille, Mica, à Varsovie où elles espèrent récupérer une propriété familiale spoliée pendant la seconde guerre mondiale. Une histoire de famille, de secrets, et d'amour. 

Enfin pour finir une fiction en quatre volumes, 
avec un manga Japonais de Ozamu Tezuka.
Berlin, 1936. Le journaliste Soheï Togué couvre les J.O. quand il apprend que son jeune frère a été enlevé et tué par la police spéciale. Ce dernier aurait mis la main sur un document prouvant qu’Adolf HITLER avait un huitième de sang juif. À la recherche des meurtriers de son frère, Soheï croisera le chemin de deux enfants allemands se prénommant également Adolf. Meilleurs amis du monde, le destin et la guerre en feront des ennemis mortels !

L' initiative du musée est aujourd'hui plus encore essentielle à la mémoire collective.Il est entièrement gratuit toute l'année et à la fois centre de recherche et de documentation , il accueille des groupes scolaires et des particuliers.
Le jour de ma visite un groupe de 80 adolescents visitaient le lieu accompagné d'un guide du musée et d'enseignants.

Situé à l'entresol, cette crypte renferme un tombeau symbolique en forme d'étoile de David en l'honneur des Juifs de France exterminés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le Mémorial de la Shoah est ouvert tous les jours de 10h à 18h, sauf le samedi. Nocturne jusqu’à 22h le jeudi.
Fermetures annuelles : le 1er janvier, le 1er mai, le 14 juillet, le 15 août, le 25 décembre.
Fermetures certains jours de fêtes juives : les 11 et 17 avril et le 31 mai 2017.
Adresse : 17, rue Geoffroy-l’Asnier 75004 Paris 


Accès Métro : Saint-Paul ou Hôtel-de-Ville (ligne 1), Pont-Marie (ligne 7) Bus : 96, 69, 76, 67, Balabus
Parking : Baudoyer (place Baudoyer), Lobau, Pont-Marie (rue de l’Hôtel-de-Ville).Facilités d’accès pour le public handicap