04/10/2016

Un thème identique pour une période spectaculaire sous Napoléon III sans équivalent, au XIX e siècle très prospère pour les arts : Le Film Zola-Cézanne et une nouvelle exposition "Regards sur le Second Empire" 1852 à 1870 ( Actuellement au Musée d'Orsay).

Actuellement au cinéma , Guillaume Gallienne interprète Paul Cézanne et Guillaume Canet, Emile Zola dans Cézanne et moi, de Danièle Thompson.
Une amitié entre l'écrivain et le peintre sur durée quarante ans, étudiée par Les lettres croisées, assurée par Henri Mitterand , spécialiste de Zola.Cette tendre camaraderie, parfois orageuse, nous la suivons à travers l'édition critique de leur correspondance croisée.Il les présente ainsi: «Entre Zola et Cézanne, ce ne fut pas seulement un apparentement (…) sur le plan des idées, des choix de sujets, des recherches de factures, de l'insertion dans l'air du temps, mais aussi une même origine géographique, un même champ social et éducatif, l'appartenance à un même milieu d'artistes, un même refus ....
Afficher l'image d'origineAfficher l'image d'origine
Concernant Zola dans le film, beaucoup d'allusions à" L'oeuvre" un roman sur la création et la souffrance qu’elle engendre ; mais c’est aussi toute une période que Zola a voulu dépeindre au travers de la vie de bohème, des longues déambulations des artistes dans les rues de paris, des soirées entre amis passés dans des cafés, des salons officiels. J’ai aimé faire ce voyage dans une époque en proie à une véritable effervescence dans le film et dans ce livre ...On retrouve parfaitement bien cette prospérité dans les arts dans l'adaptation cinématographique...

Zola et le naturalismeZola, tel qu'en lui-même



En savoir plus sur Cézanne et Zola


Deux grands artistes, l'un peintre, l'autre écrivain. Deux amis de toujours et pour toujours. Leur amitié a débuté en 1853 ou 1854, au lycée d'Aix, et résistera longtemps à l'éloignement. Entre Cézanne et Zola, ce ne fut pas seulement une forte complicité de jeunesse, de proximité géographique ou de milieu, mais un même choix de sujets, de communautés d'artistes, de refus des académismes et des conventions, une même compréhension de l'époque.
 Leur correspondance, publiée jusqu'ici séparément, n'avait jamais été rassemblée ni confrontée. Pourtant, ces cent quinze lettres malgré les pertes et les années manquantes – témoignent de leur dialogue entre 1858 et 1887 : leur sens véritable ne réside pas seulement dans leurs allusions aux événements de la vie privée ou de la vie sociale de chacun, mais dans leur existence même, et dans les autres échanges qu'elles présupposent, dont la trace s'est perdue.

Si John Rewald, le premier éditeur de la correspondance de Zola en 1937, a pu affirmer jusqu'ici que les deux hommes s'étaient brouillés à la suite de la publication de L'Œuvre – pour le critique, le personnage de Lantier et son échec représentaient Cézanne et le sien –, une nouvelle lettre retrouvée en 2013, postérieure à celle de la «rupture », vient remettre en question toutes les thèses établies. C'est sous ce nouvel éclairage rendu possible par la recherche littéraire qu'Henri Mitterand nous guide à travers l'œuvre picturale et l'œuvre romanesque des deux artistes.
Enregistrer un commentaire